Grande-Vallée, samedi le 30 mai 2020

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Pour de plus amples informations, contactez Marie-Berthe Bélanger au 418 393-3535.

Informations sur la Marche
Lieu de la Marche (municipalité) Grande-Vallée, samedi le 30 mai 2020
Lieu de rencontre
Salle Clarence Minville
Heure inscription 15h
Heure de départ 16h
Description de la journée de la Marche À venir
Présidence d’honneur

Marie-France Lemieux et ses deux filles, Marie-Ève et Julie Fournier

Mot des portes-parole Bonjour,

Mon mari a reçu son diagnostic Alzheimer de modéré à sévère il y a environ 4 ans. Il est maintenant à Mgr Ross depuis 8 mois.

Depuis plusieurs années, 5 à 6 ans, nous nous doutions qu’il avait des problèmes cognitifs. Il changeait de comportements : pertes d’objets, demandait l’heure, la journée et cela plusieurs fois en 24 heures. Si je recule dans le temps, en 2013 lors du décès de sa mère, c’était déjà commencé.
On ne connaissait rien de la maladie. Personne près de nous n’en avait souffert avant. Au début, j’essayais de tout faire seule, du meilleur de mes connaissances. J’ai eu beaucoup de difficulté à demander l’aide et accepter l’aide que ce soit auprès de mes enfants, de la travailleuse sociale ou de la SAGÎM. Nous sommes chanceux qu’à Grande-Vallée nous ayons une intervenante.

Madame Anne Minville m’a approchée à plusieurs reprises pour me parler de tout ce qui existait pour alléger un peu ma tâche pour mieux m’outiller.

En février 2017, j’ai finalement accepté quelques heures à domicile. À partir de là, j’ai compris à quel point cette aide pouvait m’être profitable : que ce soit pour de l’entretien ménager, faire à manger ou simplement avoir quelqu’un avec qui parler ou me confier.

Ce qu’on a trouvé difficile, mes enfants et moi, entre autres, c’est que les gens en général sont mal à l’aise avec cette maladie. Avec les années, certains membres de la famille proche et les amies ont commencé à moins venir à la maison, ne sachant pas comment réagir face à mon mari et à ses comportements changeants.

Mes enfants et moi, avons assisté à des conférences organisées par la SAGÎM. Cela nous a permis de démystifier cette maladie. On a droit à plusieurs ressources pour bien accompagner au fil du temps. Même lors des démarches pour le transfert de Denis, une intervenante de la SAGÎM, madame Marie-Berthe Bélanger était avec nous au CLSC pour nous épauler.

C’est important de nommer cette maladie et de la faire connaître. Il ne faut pas avoir honte de dire aux gens qu’un de nos proches en est atteint. Au contraire, cela pourrait être plus facilitant : par exemple, Denis partait marcher sans me le dire. Le téléphone sonne et un voisin appelle pour me dire que mon mari se promène seul et semble désorienté. D’où l’importance d’informer les gens du village.

Ne vous gênez pas pour demander de l’aide pour du support et de l’écoute, Il y a des gens sur place pour bien nous outiller. C’est important de bien vous entourer, car l’aidant naturel s’épuise et ne peut plus prendre soin du malade.

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